Chaque PC sous Windows 11 reçoit un identifiant unique. Ce n’est pas un détail anodin mais un système de traçage permanent. Le hic ? Il est complètement impossible à désactiver.
Microsoft attribue cet identifiant, appelé Global Device Identifier (GDID), dès l’installation. Il sert officiellement à gérer les licences et les applications du Microsoft Store. Mais pas que. Les autorités l’utilisent aussi pour retrouver des utilisateurs et même des hackers.
Windows 11 cache un identifiant permanent que vous ne contrôlez pas
Le GDID est un numéro secret, d’une taille de 64 bits. Il est lié à l’installation de Windows, donc à votre machine, qu’elle soit physique ou virtuelle. Ce numéro ne change jamais. Même si vous modifiez votre adresse IP ou utilisez un VPN, vous restez traçable.
Cela représente un sérieux problème pour la confidentialité. Vous pouvez croire masquer votre identité en ligne, mais ce numéro vous trahit systématiquement. Vos activités restent suivies, quoi que vous fassiez.
Microsoft explique que ce système facilite la gestion des services, mais il ouvre aussi une porte grande ouverte aux autorités. Le FBI, par exemple, a pu identifier un hacker simplement grâce à ce identifiant.
Un identifiant qui a aidé à l’arrestation d’un hacker en 2026
Le rôle du GDID n’est plus théorique. Lors d’une enquête en 2026, le FBI a utilisé cet identifiant pour attraper un membre présumé du groupe hacker Scattered Spider. Ce pirate utilisait toujours le même PC Windows 11. Peu importe les VPN ou autre anonymiseur, il a été localisé et arrêté.
Ce cas illustre précisément comment ce type d’identifiant peut rendre futile toute tentative de camouflage. Le remplacement d’adresse IP ou l’usage de proxys ne changent rien à la persistance du GDID.
Le lien entre un appareil et son utilisateur ne peut être dissous, laissant peu de chances aux utilisateurs désireux de protéger leur anonymat.
Impossible de désactiver cette traçabilité sans impacter Windows
Certains experts et groupes comme Massgrave ont tenté de trouver des solutions pour supprimer ou neutraliser le GDID. Cela s’est révélé impossible sans casser le modèle d’activation de Windows et les applications universelles (UWP).
Supprimer manuellement l’identifiant est donc une fausse bonne idée. Dès que vous ouvrez des services Microsoft comme le Store, Windows télécharge à nouveau le GDID. Il s’agit d’une intégration profonde au système, pensée pour être silencieuse et automatique.
Cela soulève des questions sur la gestion de la vie privée par Microsoft. Si surveiller chaque utilisateur est bien prévu, Microsoft n’offre aucun choix réel à ses clients.
Quelles solutions pour limiter cette collecte ?
Face à ce mécanisme enraciné, il ne reste pas grand-chose à faire en tant qu’utilisateur classique. L’option la plus efficace consiste à sortir complètement de l’écosystème Windows. Mais ce n’est pas évident pour des particuliers ou des professionnels attachés à leurs outils.
Une autre approche est d’utiliser des machines virtuelles, mais même là, le GDID reste actif selon Microsoft. Le mieux est donc la prudence et la conscience des risques liés à ce type d’identifiant.
Cela montre que dans l’univers informatique, le contrôle total sur ses appareils est souvent illusoire, et que les entreprises construisent des systèmes verrouillés pour mieux réguler leurs utilisateurs.
Source: www.phonandroid.com

Commentaires
Laisser un commentaire