Microsoft jette un vieux morceau de Windows 11 à la poubelle : WMIC. Cet outil de ligne de commande, compagnon de route de nombreux administrateurs système, se voit définitivement supprimé des dernières versions. Mais attention, ce n’est pas encore la fin totale pour les irréductibles prêts à bricoler un peu.
Windows 11 : WMIC a bel et bien disparu des versions 24H2 et 25H2
La fin de WMIC est officielle sur Windows 11 24H2 et 25H2. Plus question de le réinstaller comme fonctionnalité facultative. Microsoft retire cet outil historique, qui permettait d’administrer et d’interroger le système via la ligne de commande.
Ce retrait n’a rien d’une surprise, mais la date marque un tournant net. WMIC disparaît des builds Insider et des éditions stables, remplaçant peu à peu son usage par d’autres méthodes plus modernes.
L’administration Windows sans WMIC : une nouvelle ère
Les administrateurs doivent désormais basculer vers PowerShell ou les API WMI pour automatiser leurs tâches. Ces solutions offrent plus de flexibilité, et surtout une meilleure sécurité. Un mauvais réflexe persistant pourrait coûter cher aux infrastructures !
En outre, WMIC a longtemps été un vecteur de risques. Des ransomwares ont détourné cet outil pour désactiver les instantanés de restauration ou modifier des paramètres sensibles. Sur ce point, c’est une avancée majeure.
Microsoft offre encore une porte de sortie aux plus tenaces
Pas question pour Microsoft de laisser tomber les entreprises encore dépendantes de WMIC. Un package est mis à dispo pour les urgences. Il faut télécharger une archive, lancer un script PowerShell après avoir temporairement assoupli les règles d’exécution.
Cette procédure de secours permet de réinstaller WMIC et ses alias. Mais attention, c’est clairement présenté comme une rustine temporaire à ne pas pérenniser. La sécurité est primordiale, et cet outil devenu obsolète représente un risque latent.
Comprendre la commande clé pour réactiver WMIC
La commande Set-ExecutionPolicy Bypass -Scope Process autorise temporairement l’exécution de scripts dans la session PowerShell en cours. Sans cette mesure, le script d’installation serait bloqué par la politique d’exécution par défaut.
Le choix du scope “Process” limite cette autorisation à la fenêtre active. Une fois fermée, le système revient à une posture sécurisée. Cette option évite donc d’ouvrir trop grand la porte à des scripts malveillants.
WMIC versus WMI : pourquoi le premier disparaît mais pas le second ?
Il faut dissocier WMIC, l’outil en ligne de commande, de WMI, l’infrastructure sous-jacente. WMI continue de tourner dans Windows. Elle sert à collecter des infos sur le système, ou encore à gérer le hardware.
WMIC n’était qu’une interface pour accéder à WMI en mode texte. Cette couche est désormais délaissée au profit de PowerShell, bien plus puissant pour la gestion et le scripting. La suppression de WMIC n’implique donc pas une remise en cause de WMI.
Les raisons techniques et sécuritaires derrière ce choix
WMIC, vieux de plusieurs décennies, accumulateur de failles, était une cible privilégiée pour les attaques par ransomwares. Ces maliciels utilisent ses fonctionnalités légitimes pour contourner les protections.
Retirer WMIC complique la tâche aux attaquants en supprimant leur boîte à outils préférée. Mais cela ne veut pas dire que la sécurité est garantie. Les équipes IT doivent impérativement maîtriser et déployer des alternatives plus robustes.
Source: www.clubic.com

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