Windows 11 26H2 peut démarrer sur certains anciens processeurs AMD grâce à POP4.2, un outil qui modifie un octet dans un composant du système. Ce contournement vise une vérification liée aux instructions SSE4.2, mais ne rend pas compatibles tous les PC écartés par Microsoft. Et il ne supprime ni les risques de panne ni les limites matérielles.
Windows 11 26H2 : comment POP4.2 contourne le contrôle du processeur
Depuis Windows 11 24H2, l’installation exige notamment la prise en charge de SSE4.2 et de PopCnt. Les méthodes habituelles, comme les supports d’installation modifiés, ne suffisent pas toujours à franchir les contrôles effectués par le système.
L’utilitaire POP4.2, développé par Smu1zel, intervient directement dans un fichier central de Windows. D’après les informations rapportées, il remplace la valeur hexadécimale « 0D » par « 0C » afin de faire sauter une vérification au démarrage. Un changement minuscule, mais qui touche à une étape sensible du lancement du système.
Les processeurs AMD K10 concernés, les Intel Core 2 exclus
Ce contournement ne fonctionne pas sur n’importe quelle vieille machine. Le processeur doit notamment disposer de PopCnt, présent dans l’extension SSE4a de certaines puces AMD, dont des modèles K10 lancés en 2007.
Les Intel Core 2 restent donc incompatibles avec cette méthode, faute de prise en charge adaptée. Autre point de vigilance : des cartes mères équipées de chipsets Nvidia nForce peuvent provoquer des blocages ou des gels d’écran. Le fait que l’installation démarre ne garantit pas une machine stable.
La nuance compte : modifier le contrôle ne donne pas au processeur les instructions qui lui manquent. POP4.2 contourne une barrière logicielle, sans transformer le matériel ni assurer que toutes les fonctions de Windows fonctionneront correctement.
Une installation non prise en charge reste un pari
Sur un ordinateur utilisé tous les jours, une mise à jour forcée peut entraîner des problèmes de stabilité, de pilotes ou de maintenance. Il est prudent de sauvegarder les fichiers importants et de prévoir un moyen de revenir à l’installation précédente avant toute modification.
Microsoft ne garantit pas le support des machines qui ne respectent pas ses prérequis. Pour un PC ancien, le critère utile n’est donc pas seulement « est-ce que ça démarre ? », mais aussi « est-ce que le système restera fiable après les prochaines mises à jour ? ».
Les démonstrations de l’outil peuvent éclairer son fonctionnement, mais elles ne remplacent pas un test de stabilité sur chaque configuration. Un contournement réussi sur une machine ne valide pas les autres.
Source: www.lesnumeriques.com

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