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Conflit dans le cloud : l’UE durcit le contrôle sur Amazon et Microsoft

Par Hugues 26 juin 2026 4 min de lecture
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La Commission européenne resserre l’étau autour des géants du cloud. Amazon Web Services (AWS) et Microsoft Azure sont au cœur d’une enquête qui traque toute forme d’abus de position dominante. Ce coup de projecteur sur les deux leaders pourrait changer la donne du marché européen.

L’exécutif de Bruxelles vient de publier des conclusions provisoires pointant la nécessité d’imposer un régime plus strict à ces acteurs majeurs. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du Digital Markets Act (DMA), conçu pour encadrer les plateformes qui dictent les règles du jeu.

Alors, que va-t-il vraiment se passer pour AWS et Azure ? Focus sur ce qui pourrait transformer l’équilibre du cloud en Europe.

L’UE vise Amazon et Microsoft pour renforcer le contrôle dans le cloud

Depuis novembre, une enquête européenne scrute le poids et le fonctionnement d’AWS et Azure. Ces deux plateformes dominent le marché avec respectivement 28% et 21% des parts mondiales. Cela suffit à attirer l’attention d’un régulateur soucieux d’éviter toute forme de verrouillage.

Bruxelles reproche surtout aux deux géants d’avoir installé un verrou difficile à contourner. C’est ce fameux « effet de verrouillage » qui pose problème. Dès lors qu’une entreprise utilise AWS ou Azure, changer de fournisseur implique des coûts élevés et une logistique complexe.

Ce contexte crée un verrou technologique qui ralentit la concurrence. La Commission souligne que les investissements d’Amazon et Microsoft sont lourds et largement supérieurs à ceux de leurs rivaux, consolidant ainsi leur emprise.

Intelligence Artificielle : un levier supplémentaire pour la domination

Le déploiement massif des services basés sur l’IA par les deux acteurs aggrave la situation. Cette technologie booste la demande sur le cloud, mais AWS et Azure captent une large majorité de cette croissance. Quasiment un monopole sur les nouvelles opportunités, c’est là que l’alerte s’enflamme à Bruxelles.

Cela complique encore la tâche aux challenger comme Google Cloud, qui pourtant revendique une croissance sérieuse mais reste en troisième position. L’absence de mesures équivalentes sur Google suscite d’ailleurs des critiques du côté de Microsoft, qui dénonce une inégalité de traitement.

L’IA devient donc un facteur clé dans cette stratégie et une pierre angulaire pour dominer le marché européen.

Des contraintes légales plus rigoureuses pour limiter les abus

Si AWS et Azure sont officiellement classés « contrôleurs d’accès », ils devront respecter de nouvelles obligations. Le DMA leur impose de se conformer à des règles renforcées pour éviter les pratiques abusives. Cela peut aller d’une meilleure transparence à des restrictions sur le verrouillage technique.

Ce durcissement s’appuie sur un constat : même si les seuils traditionnels de nombre d’utilisateurs n’ont pas tous été franchis, l’impact économique et l’étendue de leurs services suffisent à justifier cette régulation.

Concrètement, ces plateformes devront revoir la manière dont elles gèrent leurs clients européens. L’objectif principal : favoriser une plus grande ouverture à la concurrence et réduire les obstacles au changement de prestataire.

Les géants sous pression mais pas encore sanctionnés

Cette annonce est une mise en garde plus qu’une sanction. L’UE a prévu des amendes pouvant atteindre 10% du chiffre d’affaires mondial, pouvant grimper à 20% en cas de récidive. Mais pour l’instant, c’est un appel à plus de vigilance et d’ajustements, pas un coup de marteau immédiat.

Côté AWS, on craint que cette réglementation supplémentaire vienne alourdir un secteur déjà sous le coup de strictes normes comme le Data Act. Amazon souligne que ces mesures pourraient freiner l’innovation et pénaliser les investissements en Europe.

Microsoft salue l’innovation du marché européen mais regrette que Google Cloud ne soit pas intégré à l’enquête. Selon eux, zapper le numéro 3 du secteur fausse un peu la compétition.

Source: www.boursorama.com

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Hugues

Hugues, a 39 ans et il est développeur web indépendant. Passionné de football, de running et de domotique il aime créer des petites applications pour mieux gérer son quotidien.

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