Une vidéo interne de Microsoft a récemment fuité, dévoilant un projet révolutionnaire baptisé Aion. Ce prototype explore un OS radicalement différent, où Copilot devient le cœur du système, remplaçant le menu Démarrer et les applications traditionnelles. Une rupture avec trente années d’habitudes informatiques.
Aion repose sur une interface centrée sur des objectifs plutôt que sur des logiciels. Les applications locales disparaissent au profit d’une plateforme Web pilotée par l’intelligence artificielle intégrée. Cette vision, bien qu’expérimentale, soulève des questions fondamentales sur l’avenir de Windows.
Microsoft n’a jamais confirmé l’existence officielle d’Aion. Toutefois, cette fuite illustre la direction prise vers des environnements informatiques de plus en plus agentiques. Le plus surprenant reste l’abandon total du menu Démarrer, symbolique de Windows depuis ses débuts.
Comment Aion prétend transformer Windows grâce à Copilot
Le projet Aion remplace la traditionnelle barre des tâches et le menu Démarrer par une interface pilotée uniquement par Copilot. Finies les icônes à cliquer, l’utilisateur interagit via une boîte de dialogue multimodale unique.
Copilot accueille l’utilisateur par son prénom et propose un tableau de bord dynamique. Celui-ci rassemble un fil Microsoft 365, des outils de création et un flux d’actualités du jour. Une évolution qui tourne le dos à l’organisation par type d’applications ou documents.
Aion organise les tâches en fonction des objectifs et projets grâce à un moteur nommé Silverstone. Ce dernier regroupe automatiquement les éléments pertinents d’un projet dans des “Spaces” accessibles d’un clic. Un modèle inédit dans la gestion de tâches informatiques.
L’interface et la gestion des tâches repensées par une intelligence artificielle
La barre des tâches d’Aion affiche des icônes générées en temps réel par l’IA correspondant à chaque tâche. Ce n’est plus l’application qui est visible, mais l’activité elle-même, emblème d’une IA agentique qui pilote tout.
Chaque conversation avec Copilot est une fenêtre à part, permettant de jongler entre plusieurs activités sans quitter cet environnement unifié. La fluidité gagne en importance sur la page classique d’applications.
Techniquement, Aion s’appuie sur une version allégée de Windows appelée Win3. Microsoft Edge sert de shell et Chromium comme moteur de rendu. Aion exécute uniquement des applications web en local.
Une dépendance assumée au Cloud et à la connexion permanente
Pour exécuter des applications Windows classiques, Aion bascule vers un Cloud PC distant via Windows 365. L’utilisateur accède alors à ses fichiers et logiciels comme en local, mais en streaming cloud.
Cette architecture implique une connexion internet quasi-constante, condition sine qua non au fonctionnement optimisé de l’OS. Sans elle, le système perdrait la continuité et la fluidité promises.
Copilot utilise une technique avancée dite “DOM crawling” pour comprendre et interagir directement avec le contenu des pages Web. Cela lui permet par exemple d’envoyer un mail sans lancer un client dédié.
Un prototype expérimental et des ambitions freinées par le retour des utilisateurs
Selon Windows Central, Aion fut plutôt un projet interne expérimental, peut-être issu d’un hackathon. Rien n’indique qu’il sera commercialisé en l’état. Microsoft reste prudent face à cette idée radicale.
De plus, certaines intégrations de Copilot dans Windows 11 ont déjà été reculées, notamment dans les notifications et paramètres. Les réactions mitigées des utilisateurs ont tempéré l’enthousiasme de Microsoft pour une intégration omniprésente.
Cependant, la fuite d’Aion révèle une intention claire : Copilot n’est plus un simple outil additionnel, mais un moteur central de l’expérience utilisateur. D’autres projets similaires, comme Project Solara, travaillent aussi sur des interfaces générées à la demande.
Source: www.commentcamarche.net

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